• Cet article est largement inspiré de l'article paru dans "Figurines" n°2 de février/mars 1995.

    Peindre étant l'art de répartir un pigment sur un support, le pigment va être le composant le plus important dans la mise en oeuvre de la peinture. La peinture à l'huile est constituée de pigments broyés, incorporés dans une huile plus ou moins siccative (généralement de l'huile de lin - siccatif = qui active la dessication (assechement) des couleurs...oui, j'ai du aller voir au dictionnaire) à laquelle s'ajoutent d'éventuels adjuvants. Plus les pigments sont finement broyés et plus les produits utilisés dans la composition sont de bonne qualités, meilleure est la peinture. La marque la plus souvent utilisée et qui offre un bon rapport qualité/prix est Winsor & Newton. Une autre marque qui offre des pigments très fins est Blockx, et qui n'est pas toujours plus chère que Winsor.

    La peinture à l'huile est assez facile à utiliser car, bien que sèchant lentement, elle a toutefois l'avantage de permettre de bien fondre les teintes entre elles et d'obtenir ainsi des dégradés parfaits dans les ombrages et éclaircies.

    Continuons par quelques notions élémentaires sur la théorie des couleurs.
    • Le cercle chromatique :

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    • Il existe 3 couleurs de base, impossibles à obtenir par mélanges et à partir desquelles dérivent toutes les autres et que l'on appelle couleurs primaires (p):
      • le jaune
      • le bleu (ou cyan)
      • le rouge (ou magenta)
    • En les mélangeant par 2, en parts égales, on obtient une nouvelle série de couleurs secondaires (s) :
      • jaune + rouge = orangé
      • jaune + bleu = vert
      • rouge + bleu = blue-violet intense
      • Si on mélange les 3 primaires entre-eux, on obtient du noir
    • En combinant les primaires et les secondaires, on obtient....les couleurs tertiaires (T) :
      • jaune + orangé = jaune orangé
      • rouge + orangé = rouge orangé
      • jaune + vert = jaune verdâtre
      • bleu + vert = bleu vert
      • rouge + bleu-violet = violet rouge
      • bleu + bleu-violet = outremer
    Si on regarde bien le cercle chromatique, on voit que le vert (s) s'oppose au rouge (magenta) (p) , que  le bleu-violet (s) s'oppose jaune (p) et l'orangé (s) au bleu (cyan) (p). Ces couleurs sont dites complémentaires.

    Peindre uniquement avec les 3 couleurs primaires et recomposer une palette sur cette base est beaucoup plus théorique que pratique. C'est possible mais, cela demande beaucoup de technicité dans le mélange des couleurs. J'aborderai cette méthode dans un article ultérieur...je l'ai actuellement peu utilisée et surtout pour faire une sorte de...noir verdâtre pour le shako du "Light Dragoon 1854".

    Généralement, on débute par l'achat d'une palette de couleurs de base de 10 à 20 tubes...et on se retrouve souvent 3 ans plus tard avec une soixantaine...

    Avec quoi démarrer ?
    • Blanc de titane
    • Noir d'ivoire (on ajoutera vite un tube de noir de vigne qui va beaucoup mieux servir dans les ombrages des bleus)
    • Jaune Aureolin
    • Jaune de cadmium moyen ou clair
    • Jaune de mars
    • jaune de Naple
    • Ocre jaune
    • Rouge de cadmium moyen
    • Vert de cinabre
    • Vert de vessie
    • Bleu indigo
    • Bleu outremer
    • Bleu de Cobalt
    • Terre d'ombre brûlée
    • Terre d'ombre naturelle
    • Terre de Sienne brûlée
    • Garance brune alizarine



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  • "FIGURINES" est un des magazines de référence dans le monde de la Figurine. Ceci malgré le fait qu'on puisse regretter certaines évolutions récentes : trop de place laissée aux soldats de plomb, manque de fonds dans les articles concernant les concours, montages photos pas toujours heureux...

    On trouve cette revue bi-mensuelle française dans toutes les bonnes librairies. La formule "abonnement" est intéressante (et c'est livré à temps même en Belgique) car on reçoit gratuitement une figurine 54mm hors commerce et réservées aux abonnés. Ces deux dernières années, celles-ci étaient particulièrement réussie avec, en 2005, un hussard de la République sculpté par Raoul Lattore et, cette année, un légionnaire à Camerone sculpté par Bruno Leibovitz (de chez Metal Models !)

    J'ai reproduit ci-dessous l'Edito du site du magazine qui est écrit par son rédacteur en chef et qui résume bien le contenu et le but recherché par cette revue (pourquoi essayer de torcher un texte alors qu'il y en a de tout beau qui existent !).

    Dans la rubrique "liens" vous trouverez d'ailleurs l'adresse du site.

    Edito de  Dominique Breffort - rédacteur en Chef :
    "

    Lorsque le premier numéro de FIGURINES paraît, au milieu du mois de novembre 1994, il vient répondre à l’attente de tous les passionnés, qui rongeaient leur frein en attendant l’apparition d’un magazine consacré uniquement à ce domaine si particulier de la miniature. Son titre s’imposa immédiatement : simple, clair, direct, il indique du premier regard que le sujet est la figurine, rien que la figurine mais toute la figurine. En effet, FIGURINES est ouvert à tous les genres et à toutes les tailles. Du classique standard de 54 mm aux grandes tailles 90 mm et 120 mm, elles sont toutes là, et dans toutes les matières : figurines de plomb ou d’étain, figurines en plastique, figurines en résine, etc. Et si le style traité y est majoritairement celui de la figurine de vitrine hyper-détaillée et peinte avec le soin le plus minutieux, les figurines anciennes de collection, jadis commercialisées comme des « soldats de plomb » ou des « soldats en plastique » (ce qui ne les empêche pas d’être aujourd’hui fort convoitées par des collectionneurs éminemment sérieux) y ont elles aussi leur place, car elles appartiennent à l’histoire de notre hobby. Très vite, les 52 pages du premier numéro parurent trop exiguës pour contenir tous les sujets abordés et, au fil du temps, la pagination augmenta régulièrement pour s’établir désormais à 84 pages entièrement en couleurs, chiffre pouvant d’ailleurs être augmenté (92, voire 100 pages), en fonction des circonstances ou de l’actualité.

    La communauté de la figurine

    Tous les deux mois, depuis maintenant plus de dix ans, FIGURINES est devenu une véritable référence en son domaine, souvent copié à l’étranger, mais jamais égalé, comme le disait la « réclame » d’antan. Notre bimestriel fait en effet le lien entre tous les membres de la communauté des figurinistes : les aficionados isolés qui trouvent dans ses pages les informations nécessaires pour progresser et se perfectionner, les professionnels qui peuvent, par le biais de la rubrique nouveautés, présenter au public leurs dernières productions, ou simplement les amateurs de belles images et de belles créations, à qui sont proposés les reportages consacrés aux principales manifestations internationales. De plus, depuis 2004, un hors-série annuel FIGURINES spécialement dédié aux concours de figurines de l’année écoulée vient compléter l’éventail de nos publications en ce domaine. Tradition oblige, FIGURINES n’oublie pas qu’il est l’enfant légitime d’un mensuel spécialement consacré à l’histoire militaire, et il accueille donc depuis ses débuts et de façon régulière dans ses pages deux des meilleurs auteurs spécialisés dans l’uniformologie : Michel Pétard, dont la renommée n’est plus à faire, aussi précis dans ses dessins qu’il l’est dans la rigueur de son texte, et André Jouineau, l’un des « inventeurs » de l’uniformologie infographique, qui a su mettre à profit les techniques informatiques pour renouveler le genre et attirer ainsi de nouveaux lecteurs à ce domaine. Les périodes historiques abordées dans FIGURINES couvrent toute l’Histoire. Certes, en uniformologie comme en figurines, le Premier Empire français tient toujours une place de choix, avec Napoléon et ses grenadiers, la cavalerie de Murat, ses lourds cuirassiers et ses fringants hussards. Mais, au hasard des nouveautés et des reportages, pas moins de quarante siècles de civilisation défilent sous nos yeux au fil des pages : des chars égyptiens aux légionnaires romains, des chevaliers du Moyen-Age aux mousquetaires du Roi, des sans-culottes de l’An II aux grognards des campagnes napoléoniennes, des marsouins de l’aventure coloniale aux poilus de Verdun, sans oublier tous ces soldats plus proches de nous, de la Seconde Guerre mondiale et des conflits récents ; ils sont tous là, impeccablement alignés pour leur nouvelle parade, très pacifique à présent, dans les pages de FIGURINES.

    Les secrets de la technique, pour tous les niveaux

    Dès l’origine, FIGURINES a mis un point d’honneur à offrir à ses lecteurs ce qui se fait de mieux en la matière. Ainsi les créateurs les plus renommés sont-ils mis à contribution pour présenter leurs réalisations, tandis que les débutants ont à leur disposition des séries d’articles d’initiation, rédigés par des spécialistes qui leurs montrent, de façon claire et précise, notamment au moyen de photographies de détails, leurs moindres secrets et tours de main. Depuis toujours également, l’actualité occupe une large part du contenu rédactionnel de FIGURINES. Celle-ci se traduit de deux façons différentes :

    • d’une part au travers de la rubrique nouveautés dont l’importance a suivi l’incroyable progression du marché
    • d’autre part au moyen des concours de figurines, où se font jour les tendances et les modes, et qui constituent aussi les viviers de nouveaux auteurs et donc de futurs talents propres à instiller du sang neuf.

    Enfin, pour mêler l’utile à l’agréable, FIGURINES propose à tous ses abonnés une figurine créée spécialement pour le magazine. Cette pièce, qui ne rentre dans aucun circuit commercial, est proposée gratuitement et son sujet change chaque année, ce qui permet de se constituer facilement et sans frais une collection de qualité puisque ces pièces sont inspirées directement des dessins accompagnant les articles d’uniformologie. Si vous êtes déjà un habitué de FIGURINES, rien de ce que vous venez de lire ne vous est étranger. En revanche, si vous ne connaissez pas encore ce loisir fascinant, où se mêlent quasi idéalement la main et l’esprit, je vous invite à aller un peu plus loin et, pourquoi pas, à faire vous aussi partie de la communauté de la figurine, grâce à notre magazine."



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  • Les figurines sont en kit (à monter) et majoritairement en métal blanc. Certaines marquent produisent également des figurines en résine. De toute façon, dans les 2 cas, la technique est la même.
    Je ne parlerai pas ici du débardage et du montage de la pièce. Cela fera peut-être partie d'un autre article.

    Pour peindre une figurine, cela se fait principalement en 3 étapes :
    1. couche d'apprêt
    2. sous-couches
    3. couches finales à la peinture à l'huilte

    1. couche d'apprêt

    La peinture à l'huile ne se pose pas directement sur le métal ou la résine, pour la simple raison qu'elle ne peut pas se fixer et sècher sur un tel support. Il faut donc apprêter la pièce.
    Pour ce faire, on apposera d'abord sur toute la pièce une ou plusieurs couches fines et diluées à la peinture email. La marque la plus répandue dans le commerce et dans le monde du modélisme est HUMBROL. Ce sont de petits pots métalliques de 14 ml que l'on peut facilement trouver dans les magasins de modélisme, magasins de jouet ou de bricolage.

    Pour cette couche d'apprêt, on prendra une couleur assez neutre. Pour ma part, j'utilise le jaune désert mat HU93. Je ne mélange pas la peinture dans le pot. Je prends celle-ci au fonds avec un cure-dent et je la dilue un peu dans un petit récipient (bouchon de bouteille d'eau !) avec de l'essence à briquet (on peu aussi utiliser le médium dilluant de la marque).

    2. Sous-couches

    La peinture à l'huile est un médium généralement peut couvrant. De plus, l'huile se travaille en fine couche afin d'éviter de faire "de gros pâtés" sur la pièce.
    Afin de compenser ce léger inconvénient, on appliquera sur les différents éléments de la pièce une sous-couche colorée proche de la teinte finale désirée à l'huile.
    On utilisera la gamme de couleur mat dont on peut visualiser les références et n° via le lien www.hobcen.com/paints/humbrol.htm
    On appliquera d'une à quatre ou cinq couches légères. L'Humbrol est très couvrante et , forment une base "maigre" sur laquelle on peut peindre à l'huile sans difficulté. De plus, l'Humbrol a un certain pouvoir absorbant et les sous-couches vont absorber l'huile de la peinture à l'huile et rendre le rendu final beaucoup plus mat. Ceci est d'autant plus vrai pour les bleus qui sont à la base très brillants.

    3. Couches finales à la peinture à l'huile

    Finalement on appliquera la couche finale avec ombre et éclaircies à l'huile.
    J'expliquerai certaines techniques et teintes utilisées dans de futurs articles à parraître dans la rubrique "peinture" ou "mes figurines".




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